J'y étais, je l'ai testé! Le Skinkendo.

Publié le 14 Juillet 2016

J'y étais, je l'ai testé! Le Skinkendo.

Pour cette immersion en dojo inconnu, je me rends à celui de Shinkendo, à coté de chez moi, durant le mois de juillet, et je vais tester pour vous un de leurs cours.

Pour commencer, je suis agréablement surpris d’y voir un petit groupe de jeunes hyper-motivés qui vient s'entraîner - et qui compte une représentante de la gent féminine (dame ou demoiselle ? … dans un cours de sabre, je ne me risque à lui poser la question, je suis courageux, mais pas téméraire…). Pendant que l'on se change (avec une tenue semblable à celle de l'aïkido, ça ne me pose pas de problème), on discute de tout et de rien, du bac, des stages de sabre et autres sujets de fondus de sports japonais…

Les cours sont basés sur le maniement du ken et du sabre. D'autres armes y ont aussi leur place, mais lorsque l'on arrive au dojo, on vous fait comprendre que la sécurité du partenaire/adversaire est un point très important. Et on insiste bien. Pas de place pour les têtes brûlées, le respect de l’autre est de mise. (J’aime).

Comme je viens tester un cours pour avoir une vision globale, je prends donc place avec les débutants (il faut bien commencer un jour, hein ?)

Aie, heu! Mais, ou est passé mon bras? (humour)

Aie, heu! Mais, ou est passé mon bras? (humour)

 

Très bonne surprise, on aborde les techniques en… japonais. (Euh… je me dis que je dois encore progresser pour mieux comprendre les placements et ce qui est demandé…)

Ensuite, je me rends compte que l'école shinkendo pratique le travail du sabre sur des bases bien structurées, qu’il est difficile d'en sortir et de faire autrement (je pratique du iaido dans mon club, je peux vous dire que c’est pas facile du tout de rester sur le shikendo tout en ayant des bases de Iaido). En effet le Iaido est plus fluide...;

Nous enchaînons avec des katas préparatoires de techniques qui permettent une maîtrise des bases telles que les placements, les coupes, et les déplacements. J'avoue que sur le moment j'y prends plaisir mais au bout de 1 h 30 à ce régime-là, je n'arrive plus à me projeter sur les enchaînements. (Je commence à penser que l'apprentissage sera long quand même, mais que c’est une école de la volonté…toutefois le Iaido me semble plus fluide)

Bref, après avoir échangé un peu avec le prof remplaçant, il accepte que je m'entraîne avec un gradé. La chance. Je réussis ainsi à placer quand même ce que j'avais appris dans ma pratique de Iaido. J’apprends aussi, du coup, que le shikendo ne travaille pas en suwari waza, ni en seiza pour le dégainage. (Le début de la sagesse : je ne suis qu’un infâme vermisseau qui veut jouer dans la cour des grands et qui se dit du coup que la route est longue pour maîtriser toutes les formes d'attaque et de coupe…)

 

Au final, nous échangeons quelques techniques avec le ken, et je remarque que mon partenaire a souvent une attaque frontale (et pas en coupe). [en JI WAZA, travail libre]. J’observe attentivement son style et j'apprends qu'il s’entraîne à faire la première forme de coupe, plus frontale, bras tendue, j'ai aussi appris que différentes armes étaient utilisés.

 

Un des meileurs moment que j'ai passer dans ma pratique! Le Shinkendo!

Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu (enfin presque…). J’ai fait l’effort d’aller voir ailleurs. Je conseille à tous de faire un détour par d'autres dojos, d’expérimenter d’autres formes de travail, ne serait-ce que pour connaître d'autres pratiquants qui font tous un travail magnifique. J’ai trouvé un groupe génial, des élèves motivés, et aussi un vrai niveau. Un super moment, un très bon cours, une bonne expérience et un partage magnifique… 
Après ces deux heures de cours et d’intenses cogitations, je décide néanmoins de rester fidèle au iaido, même si je lui ai fait une infidélité de deux heures. C’était pour vous, pour la bonne cause, pour Blog and You !!!!!!!
Au shinkendo ! 

Rédigé par Carlos Midoes

Publié dans #J'y étais je l'ai tester !

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